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This month : Occulte

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Ce sont les mystères sans réponse qui nous marquent le plus.
Stephen King

En octobre, LaCinetek explore les forces de l’invisible. Placés sous le signe de Halloween, les films de la sélection empruntent des voies qui brouillent les frontières entre réel et imaginaire et font dialoguer les vivants et les morts.  Fééries hypnotiques et fantasmagories horrifiques sont portées par les esthétiques incandescentes des maîtres du genre, tels que Jean Cocteau, Kenji Mizoguchi, Dario Argento ou John Carpenter…  Laissez-vous transporter de l’autre côté du miroir par les pouvoirs occultes du cinéma ! 

Les miroirs, au-delà de refléter le visible, deviennent les portes vers un autre monde dans Orphée (1950) de Jean Cocteau. Le cinéaste transpose le célèbre mythe grec dans le Saint-Germain-des-Prés des années cinquante et révèle l’imaginaire tourmenté du poète, pris dans les affres de la création et du désir amoureux. La poésie de ses images, qui empruntent aux mécanismes du rêve, atteint ici des sommets. 
 
Un même onirisme émane des Contes de la lune vague après la pluie (1953), le chef d’œuvre d’une beauté inégalée de Kenji Mizoguchi. Inspiré d’un recueil de Ueda Akinari et d’une nouvelle de Maupassant, cette odyssée suit les trajectoires de deux paysans qui rêvent de gloire et de richesses. Leur chemin croisera celui de spectres enchanteurs, qui revêtent une enveloppe charnelle pour envoûter les humains et mettre leurs amours à l’épreuve. 

Les miroirs se fêlent et les fenêtres se brisent dans Suspiria (1977) pour marquer cette fois-ci la présence d’esprits maléfiques. Ils viennent hanter l’académie de danse de Fribourg et ensorceler la jeune Suzy qui s’y rend pour étudier. Dario Argento, maître de la splendeur macabre, livre une fable horrifique dans un Technicolor flamboyant, agrémenté d’une bande-son entêtante.

Et si la terreur était drôle ? C’est la cas dans Evil Dead 2 (1987) de Sam Raimi, parodie culte qui mêle gags et gore sanglant. Une escapade amoureuse dans une cabane au milieu des bois tourne au cauchemar quand les sortilèges d’un grimoire du XIVème siècle viennent éveiller des démons redoutables… Sous la caméra tourbillonnante de Raimi, le spectacle est haut en couleurs.

Dans un noir et blanc déréalisant, Le Carnaval des âmes (1962) de Herk Harvey compose lui aussi un cauchemar éveillé où Mary, une jeune organiste rescapé d’un grave accident de voiture, vacille entre raison et folie. Son esprit, hanté par les apparitions d’un fantôme au visage cadavérique, est aimanté par un parc d'attractions désaffecté. Unique long métrage de Harvey, son film de zombies hante le cinéma de David Lynch, John Carpenter ou encore George A. Romero.
 
Traversez la nuit jusqu’Aux frontières de l’aube (1987) aux côtés de Caleb et de la belle Mae, un humain et une vampiresse éperdument amoureux. Ce néo-western horrifique signé Kathryn Bigelow nous plonge dans le cœur des ténèbres américaines pour une virée sanguinaire qui a marqué le cinéma fantastique des années 80.

Sortez de l’obscurité et laisser-vous éblouir par Yeelen (1987), « la lumière ». Souleymane Cissé s’inspire de la mythologie Bambara pour ce récit initiatique où un jeune homme se confronte à son père sorcier en se servant à son tour de sortilèges et de rites magiques. La sensualité et la beauté des images, agrémentées de trucages jusque-là inédits dans le cinéma africain, complètent cette immersion enchantée dans l’ancien royaume du Mali.

Des rites occultes ont aussi lieu sur la petite île mystérieuse de The Wicker Man (1973) de Robin Hardy. Un policier puritain, venu enquêter sur la disparition d’un fillette, découvre une communauté de néo-païens aux croyances mystiques. Comédie musicale New Age dans la veine du « folk horror », on y retrouve Christopher Lee en Lord Summerisle, un de ses meilleurs rôles. 

Le maître du fantastique John Carpenter ne pouvait manquer à cette sélection. Œuvre singulière dans sa filmographie, Starman (1984), entre science-fiction et road movie romantique, est le récit d’un extra-terrestre (Jeff Bridges) qui vient révéler à l’aide de ses pouvoirs surnaturels la beauté et la fragilité de l’espèce humaine. 

C’est enfin un retour aux sources avec Le Cabinet du docteur Caligari (1920), chef-d’œuvre expressionniste de Robert Wiene qui est aussi l’un des premiers films d'horreur de l'histoire du cinéma. Hypnotiseur et savant fou, le docteur Caligari sème la terreur à travers Cesare, un somnambule qui agit sous son influence, tel un possédé. Pourtant, comme le suggèrent les décors à la lisière de l'onirisme, tout cela ne serait-il pas qu'un songe, celui d’une âme aux prises avec ses propres démons ?

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    Le principe même du cinéma est occulte.
    Vimala Pons

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