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Parent/Enfant

Parent/Enfant

Découvrez-en plus sur la sélection thématique "Parent/Enfant" (dans l'abonnement jusqu'au 10 mai 2026) !

Entre parents et enfants, c'est, ce mois-ci, le temps de la rencontre.
Que se passe-t-il quand un père, une mère, découvre son enfant jusque-là presque inconnu ?  Divorce, aléas de la vie, pères qui refont surface ou mères ambivalentes vis-à-vis de la maternité, les 10 films de notre sélection interrogent les liens de la filiation et ceux de la parentalité hors des sentiers battus, pour le meilleur et parfois pour le pire.

En ce moment, découvrez deux spectacles de la Comédie-Française pour prolonger les questionnements qui entourent l'expérience de la parentalité : Hécube, pas Hécube de Tiago Rodrigues (jusqu'au 17 avril au 13e Art) et Séisme de Duncan Macmillan (à partir du 21 mai au Petit Saint-Martin). 


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Quand sa femme le quitte, Ted (Dustin Hoffman) se voit obligé de s’occuper de son petit garçon et de prendre en charge toutes les tâches domestique. Peu à peu, il noue une relation profonde avec son fils, tout en comprenant mieux les raisons du départ de Joanna (Meryl Streep), enfermée dans un rôle de femme au foyer qu’elle n’avait pas voulu. Kramer contre Kramer (Robert Benton, 1979) offre, pour son époque, un portrait atypique et doux de la paternité.

Premier film de Nicole Garcia en tant que réalisatrice, Un week-end sur deux (1990) invite à mesurer le difficile équilibre entre aspirations professionnelles et amour maternel, alors qu’une mère (Nathalie Baye) entraîne ses enfants dans une fugue, dans l’espoir de voir une pluie de météorites et de renouer un lien délié par le temps. Mais le film est avant tout un portrait à contre-courant d’un personnage de mère et une ode à la liberté.

Père démissionnaire, Martin (Vincent Lindon) se trouve à devoir s’occuper de sa fille qu’il n’a pas vu depuis des mois, en cette journée sans école qu’est le tant attendu mercredi. Orchestrées par Pascal Thomas, les retrouvailles de Mercredi, folle journée ! (2001) se déploient en une multitude de scènes, flirtant avec le film choral, où les trajectoires d’enfants et de parents se croisent, oscillant dans une juste harmonie entre drame et comédie.

Le Château Marmont, c’est l’hôtel de la jet set californienne. C’est là aussi que vit Johnny Marco, acteur en pleine crise existentielle, qui voit y débarquer sa fille. En 2010, Somewhere révèle Elle Fanning dans ce rôle d’adolescente en quête de complicité avec son père, en prise au vide abyssal qui se cache sous les paillettes hollywoodiennes. La caméra contemplative de Sofia Coppola saisit avec tendresse et langueur cette tentative de tisser un nouveau lien en dépit d’un sentiment de solitude partagé.

Les retrouvailles père/fille ne sont pas toujours de tout repos. Dans Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau (1982), Victor Valance — sans lien de parenté avec Liberty, quoique…— un joueur de casino invétéré, fait son grand retour auprès de sa fille après des années d’absence. Le duo Yves Montand/Isabelle Adjani livre des retrouvailles rocambolesques où la jeune fille rangée se découvre plus proche de ce père à moitié escroc qu’elle ne l’aurait pensé au départ…

La jeune Addie fait irruption dans la vie de Moses qui ignorait son existence. Vivant d’arnaques au jour le jour en pleine période de Grande Dépression, Moses souhaite d’abord la larguer chez une tante, mais cette petite sœur de Zazie (dans le métro) et du Kid de Chaplin, s’avère une complice plus débrouillarde que prévue. Road movie en (sublime) noir et blanc, La Barbe à papa de Peter Bogdanovich (1973) est aussi un retour à la littérature de la “génération perdue” et un portrait doux-amer des années 30 américaines.

Mélodrame annonciateur du réalisme poétique qui marquera le cinéma français des années 30, La Petite Lise (1930) suit les retrouvailles d’un père bagnard et de sa fille contrainte à commettre l’irréparable. Alors que le cinéma sonore s’invite peu à peu dans les salles, Jean Grémillon compose un poème visuel accompagnée d’une véritable réflexion sur la bande son, refusant la musique extradiégétique et modelant les dialogues comme des effets sonores, signant ainsi un portrait social empreint d’un fort lyrisme.

Kevin est en prison pour meurtre de masse dans son lycée. Sa mère lui rend visite, ouvrant une série de flashbacks qui interroge la figure du monstre : celle de ce fils ayant commis l'abominable, mais aussi, dans une certaine mesure, celle d’une mère incapable d’amour. Dans We Need to Talk About Kevin (2011) de la réalisatrice britannique Lynne Ramsay, Tilda Swinton, glaciale, porte ce rôle de mère ambivalente, nous confrontant durement au mythe de l'instinct maternel. 

On reste en Angleterre avec Billy Elliot, mais cette fois c’est un jeune garçon qui s’impose face aux conventions et à sa famille, en particulier son père, afin de réaliser son rêve, pourtant si simple : danser. Sorti en 2000, ce film culte de Stephen Daldry est une ode à l’acceptation d’autrui et de soi. 

Premier long métrage de Charlie Chaplin, Le Kid (1921) aborde le lien filial qui se crée en dépit des liens du sang. Le vagabond et son tout jeune apprenti nous entraînent dans une fable qui émeut aux larmes, où l’art de la comédie s’exalte dans la mise en scène du mélodrame évoquant, derrière le burlesque, les grandes fresques sur les enfances de misère comme Oliver Twist.


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