Elia Suleiman

Elia Suleiman

  • Cinéaste et acteur palestinien, né à Nazareth en 1960. 

    Elia Suleiman est un auteur-réalisateur et acteur palestinien. Souvent comparé à Tati ou Keaton pour son art du tragi-comique, ce cinéaste sonde les existences au prisme du quotidien et du politique. C’est à New York, où il vit dans les années 1980, qu’il signe ses deux premiers courts métrages remarqués, sur la représentation des Arabes à la télévision et à Hollywood (Hommage par assassinat et Introduction à la fin d'un argument). Son retour à Jérusalem lui inspire une tétralogie : Chronique d'une disparition (1996), Intervention divine (prix du jury à Cannes 2002), Le Temps qu'il reste (2009), et It Must Be Heaven (2019). Dans ces films, à la fois devant et derrière la caméra, il interroge avec autodérision et poésie l'identité palestinienne. Également fondateur du département Cinéma et Média de l'université Bir Zeit, Suleiman enseigne, publie et donne des conférences à travers le monde. 

    • Courts métrages : Introduction à la fin d'un argument (1991) - Hommage par assassinat (1992) - Le Rêve arabe (1998) - Cyber Palestine (2000) - Chacun son cinéma (2007) - Sept Jours à La Havane (2011)
    • Longs métrages : Chronique d'une disparition (1996) - Intervention divine (2002) - Le Temps qu'il reste (2009) - It Must Be Heaven (2019)

Sa liste de films

« Les films et les cinéastes proposés ici font partie de ceux qui parcourent l'univers où je réside cinématographiquement. Ils n'ont pas forcément la même proximité avec moi ni entre eux. Certains sont liés à mes débuts indéfinis. D'autres revisitent sous forme de souvenirs de choses passées. Je n'ai pas de cohérence sur la raison pour laquelle certains provoquent même une composante sentimentale, peut-être est-ce dû au vieillissement, me dis-je. Beaucoup ont inspiré mon initiation en tant que cinéaste. Ces cinéastes qui, quand je regarde leurs films, peignent un sourire sur mon visage ; des films et des cinéastes que j'espère ne pas avoir réussi à imiter. »

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